Zone aéroportuaire : le procès d'Adama Sangaré remet l'épineux dossier foncier au premier plan
Au-delà des responsabilités individuelles que devra établir la justice, l’affaire révèle surtout des années de décisions administratives contradictoires sur un domaine stratégique que l’État avait lui-même décidé de protéger. L’audience est annoncée pour le 5

Au-delà des responsabilités individuelles que devra établir la justice, l’affaire révèle surtout des années de décisions administratives contradictoires sur un domaine stratégique que l’État avait lui-même décidé de protéger. L’audience est annoncée pour le 5 octobre 2026 dans un dossier portant sur des attributions foncières au sein de l’emprise aéroportuaire.
La presse évoque plusieurs milliers de parcelles et un préjudice provisoire de près de 484 millions de FCFA. La culpabilité des personnes poursuivies relève du tribunal.
Le problème foncier, lui, dépasse largement leur procès. La zone réservée à l’aéroport international Modibo-Keïta de Bamako-Sénou couvre plus de 7 149 hectares.
Elle avait été délimitée pour préserver les activités aéronautiques et la sécurité autour de la principale porte aérienne du pays. Pourtant, des habitations, entrepôts, installations industrielles et autres constructions ont progressivement occupé une partie de cet espace.


