OCLEI : le rapport choc du Vegal sur la gestion de l'anti-corruption
Pour une institution chargée de promouvoir l’intégrité publique, ces constats posent une question d’exemplarité sans remettre en cause, à eux seuls, la légitimité de sa mission. Le rapport publié début août chiffre précisément les irrégularités à 352,918 milli

Pour une institution chargée de promouvoir l’intégrité publique, ces constats posent une question d’exemplarité sans remettre en cause, à eux seuls, la légitimité de sa mission. Le rapport publié début août chiffre précisément les irrégularités à 352,918 millions de FCFA.
Seuls 900 000 FCFA avaient été régularisés à la suite de la vérification, laissant un montant de 352,018 millions à traiter. Parmi les montants les plus importants figurent 100,8 millions de FCFA de traitements versés à deux anciens membres du Conseil de l’OCLEI après la fin de leurs fonctions, 115,125 millions liés à la minoration de l’assiette de cotisations sociales et 41,941 millions d’impôts et taxes foncières non retenus ou non reversés.
Le Vérificateur général relève également 38,627 millions de FCFA de dépenses d’assurance santé jugées indues, 34,487 millions de TVA sur des locations et 13,156 millions de dotations de carburant. D’autres anomalies concernent les marchés publics, les missions et l’application de pénalités de retard.
L’exemplarité en question Ces chiffres prennent une dimension particulière au regard de la mission de l’OCLEI. Créé pour prévenir et combattre l’enrichissement illicite, l’Office reçoit des informations patrimoniales, mène des investigations et transmet à la justice les dossiers dans lesquels il estime disposer d’indices suffisants.


