Securite

Le Général d’Armée Assimi Goïta, le stratège des victoires silencieuses

Premièrement, la fermeté du droit. L’accusation et la condamnation à vingt ans de réclusion ont été menées sans compromission ; rien n’a entravé le cours du procès. Cette première leçon est claire : l’immunité diplomatique n’est pas un bouclier absolu lorsqu’e

Par Rédaction KUNAFONI 2232 min de lecture
Le Général d’Armée Assimi Goïta, le stratège des victoires silencieuses

L’accusation et la condamnation à vingt ans de réclusion ont été menées sans compromission ; rien n’a entravé le cours du procès. Cette première leçon est claire : l’immunité diplomatique n’est pas un bouclier absolu lorsqu’elle sert de couverture à des activités de subversion et de déstabilisation d’un État.

Deuxièmement, l’utilisation de l’article 65 de la Constitution s’est avérée plus déterminante que le veto français à la saisine du Conseil de sécurité de l’ONU pour mettre au jour le soutien de la France aux groupes terroristes au Mali et dans le Sahel. En effet, la grâce présidentielle n’a pas été un acte de pardon au sens traditionnel, mais un instrument au service d’une finalité supérieure : la libération de 82 militaires détenus par des groupes terroristes, eux-mêmes instrumentalisés au profit de puissances étrangères, notamment la France.

La portée politique de cette décision a été décisive. Il n’a fallu ni Conseil de sécurité ni Cour internationale de justice : l’affirmation pleine et entière de la souveraineté, exercée par le pouvoir de la grâce présidentielle, a exposé la France aux yeux du monde comme soutenant certains acteurs terroristes au Mali.

Troisièmement, la synchronisation de la communication par les autorités maliennes a amplifié l’effet de l’opération. La libération des otages et le communiqué gouvernemental ont été distribués avec une précision telle que les relais médiatiques pro-français n’ont pu prendre le dessus ni déformer l’information.

Source originale: maliweb.net
#Veille#Securite#Sahel

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