Vers la première transplantation rénale au Mali : L’hôpital Mère-Enfant Le Luxembourg suscite l’espoir
Ce jour-là, dans les bureaux du Centre Hospitalier Mère-Enfant Le Luxembourg à Bamako, le Colonel-major Assa Badiallo Touré, Ministre de la Santé et du Développement Social, a réuni la direction et l’ensemble des responsables médicaux de l’établissement. L’enj

Ce jour-là, dans les bureaux du Centre Hospitalier Mère-Enfant Le Luxembourg à Bamako, le Colonel-major Assa Badiallo Touré, Ministre de la Santé et du Développement Social, a réuni la direction et l’ensemble des responsables médicaux de l’établissement. L’enjeu de cette rencontre dépassait le cadre d’une simple réunion de travail.
Il s’agissait en effet de valider, point par point, la faisabilité technique et politique du lancement du programme national de transplantation rénale. Et au terme des échanges, un constat s’est imposé : le Mali est techniquement prêt.
Il reste à traduire en actes cet espoir. Pour comprendre la portée de cette décision, il convient d’abord de revenir à la réalité vécue par des milliers de familles maliennes.
Jusqu’à aujourd’hui, lorsqu’un diagnostic d’insuffisance rénale chronique terminale tombait, le patient et ses proches se heurtaient à une alternative cruelle. D’un côté, l’hémodialyse à vie dans des centres saturés, avec trois séances hebdomadaires de quatre heures, un coût récurrent qui dépasse souvent trois millions de francs CFA par an et une qualité de vie fortement dégradée.


