Mort d'un Marocain lors d'une interpellation en Italie: "L'Etat de droit en mauvais état?"
A la Une de la presse, ce mardi 21 juillet, l’émotion et la polémique, après la mort, dimanche, d’Abderrahim Fakir, un Marocain brutalement interpellé par deux policiers, à Bologne, en Italie. La réouverture de la galerie Apollon du Louvre, neuf mois après le

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Écouter (04:48 min) A retrouver dans l’émission Temps de lecture 4 min A la Une de la presse, ce mardi 21 juillet, l’émotion et la polémique, après la mort, dimanche, d’Abderrahim Fakir, un Marocain brutalement interpellé par deux policiers, à Bologne, en Italie. La réouverture de la galerie Apollon du Louvre, neuf mois après le vol d’une partie des bijoux de la couronne lors d’un casse rocambolesque. Les plages du D-Day peut-être bientôt inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco. Et un artiste incompris.
A la Une de la presse, l’ouverture, hier, d’une enquête, en Italie, après la mort, la veille, d’Abderrahim Fakir, un Marocain brutalement interpellé par deux policiers, à Bologne.
Une vidéo de cette interpellation, largement relayée depuis, montre Abderrahim Fakir plaqué au sol pendant de longues minutes, alors qu’il crie à l’aide - une scène à la Une, ce matin, d’ Il Manifesto , qui dénonce le «très mauvais état» à la fois de la victime et du respect du droit, en Italie. Le journal communiste soutient qu’un «bouclier» est déjà en place pour protéger les policiers impliqués et les ambulanciers qui ont assisté à la scène sans réagir. L’affaire provoque beaucoup d’émotion à Bologne, où des manifestants se sont rassemblés, hier, pour protester «contre le racisme et les meurtres d’Etat», selon La Repubblica . Le quotidien de centre-gauche s’inquiète de voir se «creuser un fossé entre ceux qui choisissent la voie sécuritaire et ceux qui préfèrent rester fidèles aux règles de l'État de droit». Ces rassemblements ont donné lieu à des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre – auxquels Il Giornale , quotidien de droite, exprime son soutien, en accusant la gauche de «rouvrir la chasse aux policiers». La presse de droite, dont La Verita , qui applaudit, en revanche, l’intervention, dimanche, d’Elon Musk, à propos de la condamnation définitive, dans une autre affaire, d’un bijoutier, Mario Roggero, pour le meurtre de deux braqueurs. Un fait divers que le patron de Tesla a commenté en déclarant que ce sont «le juge et le procureur qui méritent cette condamnation».
En France, la galerie d’Apollon du musée Louvre doit rouvrir ses portes aujourd’hui, après le casse spectaculaire d’octobre dernier. Dans Le Parisien/Aujourd’hui en France , le nouveau président du Louvre confirme à cette occasion le lancement d’un chantier titanesque, estimé à un milliard d’euros pour faire renaître le musée. Christophe Leribault précise que les joyeux de la couronne ne seront toutefois pas visibles aujourd’hui, puisqu’ils ne seront exposés que lorsqu’aura été créée «une salle sécurisée, une chambre forte, sans fenêtres, à un autre endroit» du Louvre. Quasiment neuf mois jour pour jour après que des cambrioleurs avaient utilisé un simple monte-charge pour faire main basse sur les bijoux de la couronne, Le Parisien/Aujourd’hui en France donne des nouvelles de l’enquête. D’après le journal, la défense des cambrioleurs serait «tout aussi acrobatique que leur casse», puisqu’ils assurent que leur commanditaire a participé au cambriolage avant de récupérer les bijoux - toujours introuvables, d’ailleurs - mais qu’ils ne peuvent pas dévoiler son identité, par peur des représailles.
La presse française revient aussi sur les efforts de la Normandie pour faire inscrire les plages du Débarquement au patrimoine mondial de l’Unesco. D’après La Croix , ce projet, lancé en 2008, pourrait enfin aboutir d’ici la fin de la semaine. Si ces efforts réussissent, les plages du D-Day deviendront le premier lieu mémoriel français lié à la Seconde Guerre mondiale à être classé au patrimoine mondial de l’humanité. La Croix , qui annonce, par ailleurs, la construction, l’année prochaine, d’un mémorial à Montreuil-Bellay, dans l’ouest de la France, où se trouvait le plus grand camp d’internement des Tsiganes pendant la Seconde Guerre mondiale. Là encore, la gestation du projet a été très longue, tout comme la reconnaissance, par la France, de ce passé.
Un mot, pour terminer de la mésaventure d’un artiste incompris. The Guardian rapporte que Sergio Furnari, un sculpteur new-yorkais est «furieux», parce qu’il a dépensé 100 000 dollars de sa poche pour construire une statue grandeur nature de Charlie Kirk, la figure d’extrême-droite américaine assassiné en septembre dernier, pour que finalement personne ne veuille l'acheter. Il dit même avoir été submergé de messages d’internautes déclarant avoir l'intention d'uriner sur sa sculpture, qu’il veut installer à Time Square. Pour couronner le tout, ce Rodin incompris s’est cassé le pied en travaillant sur son œuvre, après avoir trébuché dans son atelier. «Suis-je maudit ? Peut-être. Je ne sais pas», s’interroge-t-il.
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