Journalistes français détenus au Togo : la justice dispose "d'indices graves" à l'encontre des deux hommes, selon Lomé
Le gouvernement togolais a affirmé samedi que la justice disposait "d’indices graves et concordants" à l’encontre des deux réalisateurs français détenus au Togo depuis fin juillet avec leur collaborateur local, Reporters sans frontières (RSF) appelant une nouv

Le gouvernement togolais a affirmé samedi que la justice disposait "d’indices graves et concordants" à l’encontre des deux réalisateurs français détenus au Togo depuis fin juillet avec leur collaborateur local, Reporters sans frontières (RSF) appelant une nouvelle fois à leur libération "sans délai". C’est la première fois que Lomé se prononce sur le dossier depuis l’arrestation le 27 juillet de Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani avec leur collaborateur togolais Fred Vedomey, qui étaient partis tourner un épisode de l'émission "Les routes de l'impossible", une série documentaire diffusée sur France Télévisions.
La société de production avec laquelle ils travaillent assure qu'ils étaient en règle et, selon leur avocat, ils ne reconnaissent pas les faits qui leur sont reprochés. Petit pays côtier d'Afrique de l'Ouest, le Togo est dirigé depuis 2005 par Faure Gnassingbé, successeur de son père, Eyadéma, resté 38 ans au pouvoir.
Il figure à la 97e place sur 180 pays au classement annuel de la liberté de la presse de RSF. D’abord assignés en résidence, les trois hommes ont ensuite été inculpés pour "fausses déclarations" puis placés en détention à Lomé.
"Les autorités d'enquête ont retenu l'existence d'indices graves et concordants de nature à justifier l'ouverture de poursuite du chef de fausses déclarations", ont affirmé samedi dans un communiqué conjoint les ministères togolais de la Justice et de la Sécurité. "Irrégularités" Ces derniers rapportent que la justice accuse notamment l'équipe d'avoir utilisé un drone dans des zones "soumises à un régime de sensibilité sécuritaire particulier", notamment la région des Savanes (extrême nord), placée sous état d’urgence depuis 2022 en raison de menaces jihadistes.


