GOONGA TAN : Remettre le Dakar-Niger… en train
Les événements récents survenus à la gare ferroviaire de Thiès rappellent que le chemin de fer demeure un enjeu économique, social, humain et stratégique majeur pour les États d'Afrique de l'Ouest. Les revendications des anciens cheminots sénégalais, qui récla

Les événements récents survenus à la gare ferroviaire de Thiès rappellent que le chemin de fer demeure un enjeu économique, social, humain et stratégique majeur pour les États d'Afrique de l'Ouest. Les revendications des anciens cheminots sénégalais, qui réclament le respect de leurs droits, traduisent aussi l'attachement profond des populations à un patrimoine commun qui, pendant près d'un siècle, a relié Dakar à Bamako et contribué à bâtir les économies des deux pays.
Cette actualité doit interpeller le Mali. En effet, au-delà de la question sociale soulevée au Sénégal, elle nous invite à réfléchir à l'avenir du chemin de fer Dakar-Niger.
Car cette ligne n'est pas un simple souvenir de l'histoire coloniale. Elle demeure l'un des plus grands outils d'intégration économique, de désenclavement et de souveraineté dont disposent le Mali et le Sénégal.
Le moment est venu de regarder vers l'avenir. Plutôt que de rêver à des projets gigantesques de la RCFM, dont le financement demeure hypothétique, le Mali pourrait engager une stratégie pragmatique : reconstruire progressivement la ligne existante, étape par étape, en modernisant les infrastructures, les ouvrages d'art, les gares et le matériel roulant.


