Edito : La Russie, un allié mais pas un substitut !
Au regard de la crise sécuritaire et multidimensionnelle dont les pays de la sous-région font actuellement face depuis des décennies, une telle coopération pourrait être bénéfique. Mais à condition qu’elle ne vienne pas à se substituer à celle qui a longtemps

Au regard de la crise sécuritaire et multidimensionnelle dont les pays de la sous-région font actuellement face depuis des décennies, une telle coopération pourrait être bénéfique. Mais à condition qu’elle ne vienne pas à se substituer à celle qui a longtemps existé entre les pays ouest-africains et les anciennes puissances coloniales.
C‘est une réalité, la Russie a plus que jamais le vent en poupe en Afrique de l’Ouest. La nouvelle dynamique enclenchée par la CEDEAO en est la preuve.
L’autre réalité est que l’organisation sous-régionale commence à comprendre que la situation actuelle au Sahel se complexifie, en faisant de la région Ouest –africaine, un foyer mondial du terrorisme et de l’extrémisme violent. Cette menace étant certainement la raison qui pousse objectivement l’ensemble des pays de l’Afrique de l’Ouest à opter in fine pour un engagement global constructif pour la recherche de la paix et de la sécurité.
Mais cette dynamique de coopération des pays de l’Afrique de l’Ouest avec la Russie ne doit, en aucune manière, être un substitut à celle qui leur liait à la France, la Grande Bretagne ou aux USA. Ces anciennes coopérations doivent d’ailleurs se maintenir mais dépourvues de toute condescendance.


