AES : L’opportunité historique de cesser de cheminer à tâtons
Depuis les indépendances, l’aliénation dont parlait le jeune Marx s’est installée au cœur de nos politiques. Nous avons produit du développement qui ne nous appartenait pas. Nous avons pensé avec des catégories venues d’ailleurs. Nous avons mesuré nos échecs e

Depuis les indépendances, l’aliénation dont parlait le jeune Marx s’est installée au cœur de nos politiques. Nous avons produit du développement qui ne nous appartenait pas.
Nous avons pensé avec des catégories venues d’ailleurs. Nous avons mesuré nos échecs et nos réussites avec la boussole de l’autre.
À Bamako, on construisait pour des économies qui ne sont pas les nôtres. Dans le Sahel, on appliquait des recettes de sécurité pensées pour d’autres terrains.
Résultat : dette, dépendance, et l’impression de marcher à tâtons sur notre propre terre. Aujourd’hui, la création de la Confédération des États du Sahel, l’AES, ouvre une brèche.


