4ème édition de la Semaine du Numérique : Le défi de la cybersécurité et de l’intelligence artificielle pour bâtir une souveraineté numérique durable
La 4 ème édition de la Semaine du Numérique a consacré l’un de ses panels majeurs à la cybersécurité, à la confiance numérique et à la gouvernance de l’intelligence artificielle, réunissant des experts du Mali, du Burkina Faso et du Niger autour d’une ambition

La 4 ème édition de la Semaine du Numérique a consacré l’un de ses panels majeurs à la cybersécurité, à la confiance numérique et à la gouvernance de l’intelligence artificielle, réunissant des experts du Mali, du Burkina Faso et du Niger autour d’une ambition commune pour le renforcement la souveraineté numérique des États de la Confédération des États du Sahel (AES). Souleymane COULIBALY, le panel, placé sous le thème « Cybersécurité, confiance numérique et gouvernance de l’intelligence artificielle : piliers d’une souveraineté numérique durable ».
La session a rassemblé plusieurs spécialistes de haut niveau, parmi lesquels M. Thomas Alassane OUATTARA, spécialiste en intelligence artificielle et en cybersécurité à l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) du Burkina Faso, ainsi que des experts maliens et nigériens issus des structures nationales en charge de la cybersécurité, de la transformation numérique et de la gouvernance des technologies.
Les échanges ont permis d’analyser les nouveaux défis liés à l’accélération de la transformation numérique, notamment la multiplication des cybermenaces, la protection des infrastructures critiques, la sécurisation des données, le renforcement de la confiance numérique et l’encadrement de l’utilisation de l’intelligence artificielle. Au cours de son intervention, Thomas Alassane OUATTARA a présenté les avancées réalisées par le Burkina Faso en matière de cadre juridique et institutionnel de cybersécurité, tout en mettant en lumière les mécanismes de coopération déjà engagés entre les pays de l’AES pour prévenir, détecter et répondre efficacement aux cyberattaques.
Les panélistes ont également souligné la nécessité de développer une gouvernance responsable de l’intelligence artificielle, fondée sur des principes d’éthique, de transparence, de protection des données personnelles et de respect des droits fondamentaux, afin que cette technologie constitue un véritable levier de développement au service des populations. Les discussions ont enfin mis en évidence plusieurs priorités communes : le partage d’informations stratégiques, la mutualisation des expertises, le renforcement des capacités humaines et techniques, ainsi que la mise en place de mécanismes de coopération régionale pour protéger durablement le cyberespace de l’AES.

