Securite

Interdiction de l'importation, la vente, la publicité, l'apologie, la détention de Chicha et tout dispositif similaire

Dans la circulaire n°00678/MJDH-SG du 21 juin 2026, le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Mamoudou Kassogué s'adresse au Directeur national des Affaires judiciaires et du sceau, à l'Inspecteur en Chef des Affaires judiciaires, à tous les Chefs de

Par Rédaction KUNAFONI 2232 min de lecture
Interdiction de l'importation, la vente, la publicité, l'apologie, la détention de Chicha et tout dispositif similaire

Dans la circulaire n°00678/MJDH-SG du 21 juin 2026, le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Mamoudou Kassogué s'adresse au Directeur national des Affaires judiciaires et du sceau, à l'Inspecteur en Chef des Affaires judiciaires, à tous les Chefs de juridiction et de parquet, juges d'instruction et officiers de police judiciaire. Il leur demande le renforcement des peines pour une répression plus sévère des infractions visées par l'Arrêté Interministériel n°2026-1536/MNSPC-MSDS-MEF-MIC-MJSCICCC du 07 juillet 2026 interdisant l'importation, la production, la distribution, la vente, la commercialisation, la détention, la publicité, l'apologie et l'usage de Chicha (narguilé), de Tabamel, des arômes destinés à son utilisation et tout autre dispositif similaire.

'emblée le ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Mamoudou Kassogué, rapporte un constat : "Depuis un certain temps nous assistons à une course effrénée et inquiétante de la vente, de la commercialisation, de la détention, de la publicité, de l'apologie et de l'usage de la Chicha, du Tabamel, des arômes destinés à son utilisation et de tout autre dispositif". Pour le Ministre, ces faits et comportements, qui constituent des déviances graves, "compromettent gravement l'avenir de la jeunesse et entraine sa déperdition tout en annihilant les efforts de développement socio-économique de notre pays.

Ils constituent en outre une menace très grave contre la paix, la sécurité et la quiétude sociale. " Le Ministre rappelle que c'est donc bien conscient des "effets néfastes de ce grave fléau" que les ministres chargés de la Justice, de la Sécurité, des Finances, de la Santé, du Commerce et des Sports "ont jugé nécessaire" de prendre l'Arrêté Interministériel précité.

Le Ministre de la Justice et des Droits de l'Homme estime que la répression des infractions relatives aux violations des dispositions dudit Arrêté Interministériel "requiert des approches innovantes notamment l'élargissement des enquêtes à tous les aspects susceptibles de favoriser la découverte des infractions et le renforcement des peines pour une répression plus sévère". En d'autres termes, le Ministre souhaite que pour parvenir à assurer une lutte efficace et coordonnée contre ces fléaux, chaque fois que des cas sont révélés, il faut "sévir avec la dernière rigueur tout en durcissant les sanctions contre les auteurs, co-auteurs et complices notamment en leur infligeant les peines de la législation en vigueur" que l'Arrêté interministériel a rappelé "en les énumérant et en les rapatriant et non en créant de nouvelles sanctions qui ne relèvent pas constitutionnellement de sa sphère de compétence".

Source originale: maliweb.net
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