Gouvernance et diplomatie : Le Mali revoit-il sa copie ?
En accordant la grâce présidentielle à l’agent des renseignements français Yann Christian Bernard Vezilier, la semaine dernière, le président de la Transition malienne, le Général d’Armée Assimi Goïta posait un acte fort d’humanisme et de pardon à l’endroit de

En accordant la grâce présidentielle à l’agent des renseignements français Yann Christian Bernard Vezilier, la semaine dernière, le président de la Transition malienne, le Général d’Armée Assimi Goïta posait un acte fort d’humanisme et de pardon à l’endroit de l’Etat français. En effet, il faut retenir que l’affaire impliquant le sieur Vézilier est d’une gravité exceptionnelle.
Il s’agit d’une procédure judiciaire relative à un crime de tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat malien. Et l’agent français a été jugé complice dans cette tentative de coup d’Etat, puis condamné à 20 ans de réclusion criminelle.
Mais, après quelques mois d’incarcération, il bénéficie de cette mesure de grâce exceptionnelle. Ce qui prouve que le président Assimi Goïta a voulu marquer par ce geste un déclic de décrispation dans les relations entre Bamako et Paris.
Même si le communiqué officiel relatif à cette grâce présidentielle fait cas de bons offices d’un Etat tiers, il faut reconnaître que le chef de la Transition malienne semble décidé à réajuster le tir dans la diplomatie de son pays envers l’extérieur. C’est ainsi que le Mali, à travers le ministre des Affaires étrangères, adopte désormais une posture plus conciliante avec ses partenaires, tant dans la sous-région ouest-africaine, sur le continent africain que dans la communauté internationale.

