Élevage, pêche et aquaculture : Ces piliers de la souveraineté alimentaire
Les États généraux de l'élevage, de la pêche et de l'aquaculture, dont le processus vient d'être lancé, ambitionnent de rompre avec des décennies de contraintes structurelles, afin d'engager une transformation profonde de ces filières au cœur de la souverainet

Les États généraux de l'élevage, de la pêche et de l'aquaculture, dont le processus vient d'être lancé, ambitionnent de rompre avec des décennies de contraintes structurelles, afin d'engager une transformation profonde de ces filières au cœur de la souveraineté alimentaire et de l'économie nationale. Le paradoxe est aussi ancien que frappant.
Terre d'élevage par excellence, le Mali possède des ressources pastorales et halieutiques qui font l'envie de nombreux pays de la sous-région. Des millions de têtes de bovins, d'ovins, de caprins et de camelins sillonnent chaque année les vastes espaces pastoraux du pays.
Les fleuves Niger et Sénégal, les lacs, les mares et les plaines inondables offrent, quant à eux, un potentiel considérable pour la pêche continentale et le développement de l'aquaculture. Ces richesses constituent depuis toujours une source de revenus pour des millions de familles rurales.
Elles alimentent les marchés locaux, approvisionnent les pays voisins en bétail et participent à la sécurité alimentaire nationale. L'élevage demeure l'un des principaux piliers de l'économie rurale, tandis que la pêche représente un moyen de subsistance essentiel pour de nombreuses communautés installées le long des grands cours d'eau.


