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Déviations institutionnelles et oligopole du numérique en Afrique de l’ouest : La manne séquestrée: aux origines de la captation du Fonds d’accès universel au M

Pourtant, dans les vastes étendus du Sahel et tout particulièrement au Mali, la promesse d'une couverture numérique intégrale se heurte à des paradoxes institutionnels saisissants. Au centre de ce blocage se trouve un instrument méconnu du grand public, mais a

Par Rédaction KUNAFONI 2232 min de lecture
Déviations institutionnelles et oligopole du numérique en Afrique de l’ouest : La manne séquestrée: aux origines de la captation du Fonds d’accès universel au M

Pourtant, dans les vastes étendus du Sahel et tout particulièrement au Mali, la promesse d'une couverture numérique intégrale se heurte à des paradoxes institutionnels saisissants. Au centre de ce blocage se trouve un instrument méconnu du grand public, mais au cœur d'immenses enjeux financiers et politiques: le Fonds d’accès universel.

Conçu à l'origine comme un levier démocratique et redistributif pour désenclaver les zones rurales non rentables, ce fonds s'est progressivement métamorphosé en une régie financière sous tutelle politique directe, victime d'arbitrages sécuritaires et de guerres corporatistes qui ont fini par asphyxier le marché local de l'Internet. Les Fonds d’accès universel: un modèle de péréquation mondiale dévoyé À l’échelle internationale, les Fonds d’Accès Universel (FAU) reposent sur une logique économique limpide: pallier les défaillances structurelles du marché.

Dans une économie ouverte, un opérateur privé guide ses investissements d'infrastructures vers les zones urbaines à forte densité, là où le retour sur investissement est rapide et garanti. Les zones rurales, éloignées ou à faible pouvoir d'achat, qualifiées de «zones blanches», sont naturellement délaissées.

Pour corriger cette fracture numérique, la quasi-totalité des nations du monde a instauré un mécanisme de péréquation sectorielle. Le principe est simple: imposer aux opérateurs de télécommunications titulaires d'une licence une redevance obligatoire, équivalant généralement à 1% ou 2% de leur chiffre d’affaires brut hors taxes.

Source originale: maliweb.net
#Securite#Sahel#Veille

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