Securite

Crise migratoire à Ceuta : l'Italie envisage de suspendre l'espace Schengen avec l'Espagne

La Première ministre italienne Giorgia Meloni a parlé sur les réseaux sociaux d'"images impressionnantes" en provenance de Ceuta et a confirmé que l'Italie "est prête à intervenir", sans exclure la suspension du traité qui supprime les contrôles aux frontières

Par Rédaction KUNAFONI 2232 min de lecture
Crise migratoire à Ceuta : l'Italie envisage de suspendre l'espace Schengen avec l'Espagne

La Première ministre italienne Giorgia Meloni a parlé sur les réseaux sociaux d'"images impressionnantes" en provenance de Ceuta et a confirmé que l'Italie "est prête à intervenir", sans exclure la suspension du traité qui supprime les contrôles aux frontières intérieures entre les pays membres. Meloni, Tajani et Salvini favorables au rétablissement des contrôles aux frontières intérieures Giorgia Meloni a ensuite ajouté que "l'immigration clandestine incontrôlée représente une menace concrète pour la sécurité des frontières européennes" et que les autorités sont donc "en train de convoquer les organismes compétents, et à l'issue de ces réunions nous sommes prêts à intervenir, y compris avec des instruments extraordinaires pour défendre les frontières et la sécurité des citoyens, comme la suspension de l'espace Schengen avec l'Espagne".

"Je suis favorable à la fermeture de l'espace Schengen avec l'Espagne", a déclaré de son côté le ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani dans un message sur le réseau social X . "L'immigration irrégulière et incontrôlée représente un danger pour la sécurité nationale.

Les images qui arrivent de Ceuta montrent que le choix du gouvernement de Madrid d'accorder la nationalité espagnole, donc européenne, à plus de 500 000 immigrés en situation irrégulière est profondément erroné et encourage la traite d'êtres humains". De la même manière, le ministre des Transports Matteo Salvini a jugé "nécessaire" de suspendre Schengen.

Et dans un second message sur X, il a attaqué de la même façon le gouvernement espagnol : "J'ai affronté des années de procès, en risquant six ans de prison, pour avoir protégé les frontières de mon pays. Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a pour sa part réaffirmé la nécessité de respecter "les droits et la dignité" de tous les migrants qui arrivent à Ceuta, selon son porte-parole.

Source originale: maliweb.net
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