À l’heure du Mali : Le Mali, au souvenir des chouhadas et moujahidines Algériens.
Entre Bamako et Alger, les relations diplomatiques retrouvent l’élan qu’on leur a connu, à l’image des vents de sable qu’aucune frontière ne peut retenir. Déjà, les populations percevaient ainsi notre voisinage de part et d’autre. Mais une relation, qu’elle so

Entre Bamako et Alger, les relations diplomatiques retrouvent l’élan qu’on leur a connu, à l’image des vents de sable qu’aucune frontière ne peut retenir. Déjà, les populations percevaient ainsi notre voisinage de part et d’autre.
Mais une relation, qu’elle soit humaine ou interétatique, connaît souvent le même sort que la langue et les dents dans une bouche. Ce voyage du Général de division Abdoulaye Maïga répond à une invitation du Premier ministre algérien Sifi Ghrieb, qui l’avait appelé au téléphone le 9 août dernier, afin de discuter et de créer les conditions d’une rencontre en présentiel.
C’était la deuxième date, l’acte II, le deuxième temps de ce prologue diplomatique. Le premier acte avait déjà eu lieu le 10 juillet, à travers le communiqué n°2026-003 du Gouvernement de la Transition, qui évoquait « la redynamisation des relations de coopération et d’amitié entre la République du Mali et la République algérienne démocratique et populaire ».
Dans ce cadre, le communiqué annonçait deux mesures : « le retour de l’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Mali accrédité auprès de l’Algérie » et « la réouverture de l’espace aérien national à l’ensemble des aéronefs civils et militaires assurant des vols en provenance ou à destination de l’Algérie ». L’acte III, troisième temps et troisième date, est bien ce communiqué de la Primature en date du samedi 22 août, annonçant le déplacement du Premier ministre en Algérie.

